Réalisation · Géoscience & étude du sous-sol
Simuler les interactions fluide-roche en conditions corrosives : réacteur HPHT modulaire 550 bar
Pour un centre de recherche public en géosciences, IRIAN Mecatronics a conçu et fabriqué un réacteur haute pression et haute température (HPHT) sur mesure. L'équipement permet de simuler des interactions fluide-roche en conditions de réservoir profond (550 bar, 250°C) avec des gaz hautement corrosifs (H2S), tout en offrant une modularité unique pour passer d'une configuration expérimentale à l'autre.
01 — La question de recherche
Comment simuler plusieurs scénarios géochimiques en conditions HPHT corrosives avec un seul équipement ?
L'étude des interactions géochimiques en réservoir profond exige de reproduire des conditions extrêmes : haute pression, haute température et fluides agressifs comme les saumures chargées en H2S ou CO2. Chaque protocole expérimental (réaction statique, percolation, interaction avec une phase gazeuse) demande habituellement un autoclave dédié et spécialisé.
Notre client devait pouvoir mener ces différents types d'expériences avec un seul et même équipement, pour des raisons de budget, d'espace et de cohérence des données. Cependant, aucune solution standard sur le marché n'offrait la modularité requise pour changer de configuration, tout en garantissant une résistance à la corrosion par des fluides aussi agressifs à 550 bar.
Concevoir une architecture de réacteur modulaire, capable de changer de configuration expérimentale, tout en maintenant une étanchéité et une intégrité matérielle parfaites face à la corrosion combinée de la haute température, de la haute pression et de fluides polyphasiques agressifs.
02 — Notre démarche
Une conception modulaire et sécurisée pour la recherche en conditions extrêmes
Notre bureau d'études a répondu au cahier des charges en se concentrant sur quatre points clés : la résistance absolue à la corrosion, une modularité fonctionnelle, l'ergonomie pour l'opérateur et une sécurité redondante.
-
Garantir l'intégrité face aux fluides les plus agressifs
La combinaison de saumure chaude, de H2S et de CO2 attaque la plupart des aciers. Nous avons donc opté pour une défense à double barrière : une structure en Alliage 625 pour l'intégrité mécanique, doublée d'un revêtement PTFE sur toutes les surfaces en contact. Cette approche prévient à la fois la dégradation de l'équipement et la contamination des échantillons.
-
Permettre plusieurs protocoles avec un seul réacteur
Pour basculer entre un mode statique (batch) et une configuration à piston flottant, nous avons conçu un système à couvercles interchangeables. Chaque couvercle porte l'instrumentation dédiée à un mode opératoire. Cette approche évite de complexifier le design avec des ports inutilisés, réduisant ainsi les points de fuite potentiels.
-
Faciliter la manipulation d'un équipement lourd
Un réacteur haute pression est lourd et son ouverture est une opération délicate. Pour simplifier les manipulations fréquentes en laboratoire, le corps du réacteur est monté sur un support mécanique articulé. Ce mécanisme assiste l'opérateur pour l'ouverture et la fermeture, rendant l'accès à l'échantillon plus rapide et plus sûr.
-
Assurer une sécurité maximale à 550 bar
Pour prévenir tout risque lié à une surpression accidentelle, nous avons intégré une double sécurité conforme à la DESP. Un système actif coupe le chauffage en cas de dérive, traitant la cause à la source. En dernier recours, un disque de rupture, dispositif passif purement mécanique, relâche la pression si un seuil critique est atteint.
03 — Au-delà de ce projet
Votre projet ressemble-t-il à cette étude de cas ?
Captage et stockage de CO2 (CCUS)
Pour étudier l'interaction entre le CO2 supercritique (avec impuretés H2S, eau salée) et la roche ou le ciment de puits. L'architecture HPHT, la résistance à la corrosion et le contrôle resteraient, tandis que le volume et les piquages seraient adaptés.
Énergie (géothermie, oil & gas)
Pour tester des inhibiteurs de corrosion ou le vieillissement de matériaux dans des fluides de production HPHT contenant du H2S. La conception du réacteur de corrosion et les sécurités seraient conservées, en ajoutant une instrumentation spécifique.
Stockage d'hydrogène en milieu géologique
Pour évaluer la fragilisation par l'hydrogène et les réactions biogéochimiques. La capacité haute pression gaz et la modularité sont transposables. Les matériaux devraient être certifiés compatibles hydrogène et les protocoles de sécurité ATEX adaptés.
04 — Fiche technique
Les valeurs de ce projet. Chaque équipement étant conçu sur mesure, elles s’adaptent à votre cahier des charges.
Afficher les caractéristiques · 550 bar · 250 °C · 700 cm³
| Pression de service | 550 bar |
|---|---|
| Température de service | 250 °C |
| Volume utile (configuration classique) | 700 cm³ |
| Volume utile (avec bécher PTFE) | 520 cm³ |
| Matériaux en contact avec le fluide | Alliage 625, revêtement PTFE |
| Modes opératoires | Batch (avec/sans bécher, avec sondes), Piston flottant (sans sondes) |
| Communication et pilotage | Ethernet/IP |
| Certification | DESP 2014/68/UE |
IRIAN Mecatronics conçoit et fabrique des équipements haute pression et haute température sur mesure pour les laboratoires de recherche, les centres techniques et les industriels.
Découvrir la sociétéIls nous font confiance
05 — FAQ
Questions fréquentes
Peut-on utiliser ce réacteur modulaire avec de l'hydrogène à haute pression ?
Oui, le principe d'un réacteur HPHT modulaire est adaptable à l'hydrogène. La principale modification concernerait la sélection des matériaux pour prévenir la fragilisation par l'hydrogène, ainsi que l'ajout de capteurs et de protocoles de sécurité spécifiques à H2, comme pour nos bancs d'essais pour gaz inflammables. L'architecture générale et le système de contrôle resteraient similaires.
Est-il possible de concevoir un réacteur similaire pour des pressions supérieures à 1000 bar ?
Oui, notre bureau d'études conçoit régulièrement des réacteurs et cellules HPHT pour des pressions bien plus élevées. Pour dépasser 1000 bar, l'architecture mécanique serait revue : les épaisseurs, les types de joints et le système de fermeture seraient renforcés. Le principe de modularité par couvercles interchangeables reste applicable.
Ce réacteur peut-il être adapté pour des expériences de percolation (core flooding) ?
Absolument. La conception modulaire de ce réacteur a été prévue pour pouvoir intégrer un mode percolation. Cela impliquerait de concevoir un troisième assemblage supérieur spécifique, intégrant les lignes d'entrée et de sortie de fluide, un porte-échantillon pour la carotte de roche, et l'instrumentation associée comme des capteurs de pression différentielle. Le corps du réacteur et le système de chauffe resteraient identiques.
Comment la collecte de données et le pilotage sont-ils gérés sur ce type d'équipement ?
L'équipement est piloté par un automate programmable industriel avec une interface sur PC. Cela permet de programmer des séquences d'essai, de réguler la pression et la température, et d'enregistrer tous les paramètres en continu. Conformément à nos pratiques, la mise en service sur site inclut la formation des opérateurs à l'utilisation du logiciel de pilotage.
Votre protocole expérimental exige plusieurs configurations que les autoclaves standards ne peuvent réunir ?
Décrivez-nous votre contrainte et les conditions opératoires que vous devez atteindre. Notre bureau d'études analyse la faisabilité de votre projet et revient vers vous avec une proposition technique détaillée.
Réalisations similaires
Géoscience & étude du sous-sol
Banc d’essai multi-cellules 400 bar / 250°C pour l’analyse de l’endommagement de formation
Géoscience & étude du sous-sol
Banc de 6 réacteurs HPHT en Hastelloy C276 pour la recherche en géosciences
Géoscience & étude du sous-sol500 bar500 °C105 mLProjet confidentiel · photo non diffusée
Géoscience & étude du sous-sol
Mesurer la perméabilité d’une roche à 500°C sous 500 bar en milieu corrosif : conception d’un perméamètre HP/HT sur mesure
Pilotes de procédés & développement chimique100 bar350 °C2 LProjet confidentiel · photo non diffusée
Réacteurs & Cellules HPHT
Suivre une réaction en milieu corrosif à 100 bar et 350°C : réacteur pilote agité de 2L en Hastelloy C276






















